AGENDA

mercredi 13 juin 2012

E-Justice : le portail européen officiel

Ce site de l'Union européenne facilite la vie des consommateurs et des entreprises en fournissant des informations sur les systèmes juridiques et en améliorant l'accès à la justice.

Le portail e-Justice (https://e-justice.europa.eu) , premier moteur de recherche des professionnels du droit et de la justice, est disponible dans 22 langues. Les systèmes judiciaires des 27 Etats membres de l'Union européenne sont mis en avant et le portail s'adresse tant aux citoyens, qu'aux entreprises, avocats et juges. Le site contient de nombreux renseignements dans des domaines variés, comme par exemple des informations sur le coût des procédures civiles et pénales, l'organisation et la formation judiciaire, la vidéoconférence et l'aide juridictionnelle.
L'objectif poursuivi par l'Union européenne est "de permettre à terme aux citoyens de trouver un avocat spécialisé pour les aider dans un litige, d'introduire une demande dans le cadre de la procédure européenne de règlement des petits litiges ou une demande d'injonction de payer en ligne dans le cas d'une affaire transfrontalière". En effet, un consommateur français cherchant un avocat en Italie pourra trouver des renseignements utiles sur e-Justice.
Mais ce site s'adresse également aux entreprises. Il leur permet notamment de réduire leurs coûts grâce à la simplification et à la rationalisation des procédures judiciaires en ligne, avec notamment les registres d'insolvabilité, les registres des sociétés et les registres fonciers.
On trouve également des formulaires (injonction de payer européenne, injonction de payer pour les petits litiges, aide judiciaire, éléments de preuve en matière civile et commerciale).

Source : net-iris 2012

mercredi 6 juin 2012

Pourquoi utiliser le rescrit social

La procédure de rescrit répandue en matière fiscale est très appréciée par les entreprises pour la sécurité juridique qu'elle offre, puisqu'aucun redressement ne peut avoir lieu ultérieurement si le cotisant justifie d'un rescrit en sa faveur sur lequel il s'est fondé.
La technique du rescrit social est prévue aux articles L243-6-3 et R133-30-11 du Code de la sécurité sociale et à l'article L725-24 du Code rural et de la pêche maritime. Dernièrement, elle a été aménagée par les articles 38 et 39 de la loi Warsmann du 22 mars 2012.
Désormais, elle s'applique à toute demande d'un cotisant ou futur cotisant, présentée à l'Urssaf ou au RSI, en sa qualité d'employeur ou de travailleur indépendant, ayant pour objet de connaître l'application à sa situation de la législation relative :
  • aux exonérations de cotisations de sécurité sociale ;
  • aux contributions sociales des employeurs (ex : allocations de préretraite d'entreprise, indemnités de mise à la retraite, attributions d'options de souscription ou d'achat d'actions et les attributions d'actions gratuites) ;
  • aux mesures réglementaires spécifiques relatives aux avantages en nature et aux frais professionnels prises en application de l'article L242-1 ;
  • aux exemptions d'assiette mentionnées à l'article L242-1 (ex : indemnités versées à l'occasion de la rupture d'un contrat de travail, attributions gratuites d'actions ou encore les stock-options) ;
  • aux cotisations et contributions dues sur les rémunérations versées à un salarié par une entreprise ou une personne tierce à l'employeur (mentionnées à l'article L242-1-4 du Code de la sécurité sociale) ;
  • aux règles de déclaration et de paiement des cotisations sociales.
Toutefois, aucune demande du cotisant ne peut être formulée lorsqu'un contrôle a été engagé.
Sauf pour les demandes donnant lieu à une décision d'acceptation tacite, lorsqu'à l'issue du délai imparti, l'organisme de recouvrement n'a pas notifié au demandeur sa décision, il ne peut être procédé à un redressement de cotisations ou contributions sociales fondé sur la législation au regard de laquelle devait être appréciée la situation de fait exposée dans la demande, au titre de la période comprise entre la date à laquelle le délai a expiré et la date de la notification de la réponse explicite.
La décision ne s'applique qu'au seul demandeur et est opposable pour l'avenir à l'organisme qui l'a prononcée, tant que la situation de fait exposée dans la demande ou la législation au regard de laquelle la situation du demandeur a été appréciée n'ont pas été modifiées.
Si le demandeur appartient à un ensemble de personnes entre lesquelles un lien de dépendance ou de contrôle existe, et que sa demande comporte expressément ces précisions, la décision s'applique à toute autre entreprise ou personne morale appartenant à ce même ensemble.
Un cotisant affilié auprès d'un nouvel organisme peut se prévaloir d'une décision explicite prise par l'organisme dont il relevait précédemment tant que la situation de fait exposée dans sa demande ou la législation au regard de laquelle sa situation a été appréciée n'ont pas été modifiées. Il en est de même si le demandeur appartient à un ensemble de personnes entre lesquelles un lien de dépendance ou de contrôle existe, et que la décision explicite prise par l'organisme dont il relevait précédemment le précise.
Lorsque l'organisme de recouvrement entend modifier pour l'avenir sa décision, il en informe le cotisant. Celui-ci peut solliciter, sans préjudice des autres recours, l'intervention de l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale. Celle-ci transmet à l'organisme de recouvrement sa position quant à l'interprétation à retenir. Celui-ci la notifie au demandeur dans le délai d'un mois.

Source : net-iris 2012

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